Dès que le projet d’oléoduc Énergie Est de TransCanada a été connu, à l’été 2013, des citoyens et des propriétaires se sont regroupés tout le long du tracé prévu du pipeline au Québec. Inspirés par la vague d’opposition STOP the pipeline dans l’Ouest et aux États-Unis, ces groupes d’opposition ont spontanément adopté un nom avec un générique commun. Le Mouvement STOP oléoduc était né !

Avec l’adhésion des comités STOP oléoduc au Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (autrefois le Regroupement interrégional sur le gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent), la mobilisation contre le projet d’oléoduc Énergie Est a pris sa vitesse de croisière !

Aujourd’hui, nous œuvrons solidairement à protéger notre environnement et nos communautés face aux projets à haut risque reliés aux hydrocarbures non-conventionnels.

Lancée en mai 2014, la campagne Coule pas chez nous ! propose de l’information aux citoyens, aux propriétaires et aux municipalités ainsi que plusieurs moyens de signifier leur opposition au projet d’oléoduc. Un règlement sur les pipelines[1] a été proposé aux municipalités en vue de se doter d’un cadre réglementaire adéquat.

Porte-à-porte, conférences, manifestations, présence sur des lieux publics et aux portes ouvertes de TransCanada, rencontres avec les élus, diffusion de documentation : aucun moyen n’est épargné pour informer, sensibiliser et mobiliser !

Pourquoi faire tout cela ? La vitalité de nos régions doit passer selon nous par des initiatives durables, profitables et rentables pour tous sans menacer la qualité des éléments essentiels à la vie : l’eau, l’air et le sol. Nous croyons qu’il est primordial que les communautés concernées par de tels projets prennent position et affirment leur droit de s’exprimer et de réclamer un pouvoir décisionnel sur les questions qui les concernent directement.

Joignez-vous à un groupe près de chez vous !

« S’il est vrai que nous ne pouvons envisager une sortie du pétrole à brève échéance, il est certainement temps de se questionner sur l’opportunité, pour la société québécoise, d’opérer une transition vers les énergies vertes et renouvelables plutôt que de rester captive d’un cercle de dépendance face aux combustibles fossiles. » – IRIS (Institut de recherche et d’informations socio-économiques)

[1] http://www.collectif-scientifique-gaz-de-schiste.com/fr/accueil/images/pdf/projet_de_reglement.pdf Proposition de règlement municipal élaboré par un collectif de juristes spécialisés en droit constitutionnel, en droit municipal et en droit de l’environnement, sous la direction du juriste et sociologue Richard E. Langelier.

Pourquoi s’opposer?

D’autres facteurs à considérer

Un oléoduc présente inévitablement des risques de fuite pouvant notamment contaminer les sources d’eau potable. Le pétrole lourd destiné à être transporté par l’oléoduc Énergie Est est d’ailleurs plus difficile à nettoyer que le pétrole conventionnel. Des expériences récentes (ex. : Kalamazoo, Michigan et Mayflower, Arkansas) nous rappellent que les risques d’incidents sont réels d’autant plus que la compagnie TransCanada ne fait pas nécessairement bonne figure au niveau sécurité.

TransCanada tente présentement d’obtenir le consentement des propriétaires terriens en offrant des chèques et en rencontrant les propriétaires individuellement. Nous considérons malheureusement l’information distribuée par TransCanada incomplète et biaisée. De plus, nous déplorons le manque de communication avec les citoyens et les autorités publiques concernant les détails du projet.

Cet ensemble de facteurs accentue notre manque de confiance envers le projet Énergie Est.

Une question d’environnement

Nous vivons à une époque où les réserves de pétrole aisément accessibles sont de plus en plus rares. L’industrie pétrolière se tourne donc vers les pétroles dits non-conventionnels, tels que le pétrole lourd, les sables bitumineux, les puits en haute mer, etc. L’oléoduc Énergie Est servira essentiellement à développer l’extraction des sables bitumineux d’Alberta en permettant l’exportation à l’étranger. L’extraction des sables bitumineux, de même que la majorité des méthodes d’extraction des hydrocarbures non-conventionnels, est critiqué pour augmenter significativement les émissions de gaz à effet de serre, participant ainsi au réchauffement climatique. De plus, le processus d’extraction même contamine d’énormes quantités d’eau tout en demeurant peu efficace si on compare la quantité d’énergie produite par rapport à la quantité d’énergie nécessaire à l’extraction et la transformation.